Couture, menuiserie, maraîchage, culture de champignons, élevage d’escargots : des métiers qui ne font pas les manchettes, mais qui nourrissent des familles et construisent des destins. C’est sur ces filières concrètes et porteuses que parie le Projet Maïngo pour sortir plus de 1 000 jeunes Centrafricains de l’ornière du chômage et de la précarité.
Six villes, six centres réhabilités et équipés : Bangui, Sibut, Bambari, Berbérati, Bossangoa et Bozoum. Une couverture géographique qui dit l’ambition du projet : ne pas concentrer les opportunités dans la seule capitale, mais irriguer le territoire national, y compris des zones qui ont longtemps souffert d’un sous-investissement chronique dans la formation professionnelle.
Le choix des filières n’est pas anodin. Toutes répondent à des besoins réels du marché local, offrent des débouchés accessibles sans capital de départ important et peuvent être exercées de manière autonome. Former un jeune à l’élevage d’escargots ou à la culture de champignons, c’est lui donner les clés d’une activité génératrice de revenus qu’il peut lancer dès la fin de sa formation, sans attendre qu’un employeur lui tende la main.
Le projet accorde une attention particulière aux jeunes femmes, trop souvent reléguées en marge des dispositifs de formation et d’insertion économique. Les inclure pleinement dans ce processus, c’est reconnaître que la reconstruction centrafricaine ne peut pas se faire sans la moitié de sa population.
Mille jeunes formés aujourd’hui, ce sont mille familles qui respirent mieux demain, et autant de micro-entreprises qui font vivre des quartiers et des villages. Le Projet Maïngo ne fait pas que former : il sème.









