La République Centrafricaine pourrait bientôt franchir un cap numérique majeur. Le Président Faustin Archange Touadéra a reçu le 9 juillet 2026 à Bangui une délégation d’opérateurs économiques américains, ouvrant la voie à un partenariat qui pourrait transformer durablement l’accès à Internet sur l’ensemble du territoire national.
Au cœur de cette rencontre, la société ZUBA, dont le président du Conseil d’administration Alfred Nicayenzi a présenté un projet aussi ambitieux que novateur : déployer un réseau Internet haut débit alimenté exclusivement à l’énergie solaire. Une combinaison technologique particulièrement adaptée à un pays où les coupures d’électricité sont fréquentes et où de vastes zones restent coupées des infrastructures conventionnelles.
ZUBA n’est pas un inconnu du continent. Déjà implantée au Rwanda et dans plusieurs autres pays africains, la société arrive en Centrafrique avec un bilan opérationnel qui plaide en sa faveur. Son ambition affichée : ne laisser aucune zone dans l’ombre numérique, des quartiers de Bangui jusqu’aux localités les plus reculées de l’arrière-pays.
Le Chef de l’État n’a pas caché son enthousiasme. Au-delà de la connectivité elle-même, le Président Touadéra voit dans ce projet un levier puissant pour former et insérer la jeunesse centrafricaine dans les métiers du numérique, secteur d’avenir qui peut générer emplois et richesses sans dépendre des ressources extractives.
Dans un pays qui reconstruit tout simultanément, connecter sa jeunesse au monde numérique n’est pas un luxe. C’est un investissement dans la génération qui portera demain la souveraineté et le développement de la Centrafrique









